Avignon : un festival de lumières

Commençons notre découverte du Vaucluse par une city-rando dans sa capitale Avignon. L’ancienne Terre des Papes fut rattachée à la France le 14 septembre 1791, et 12 août 1793 naissait le Département du Vaucluse. C’est naturellement à pieds, que la ville dévoile ses charmes : bien entendu le pont d’Avignon ou pont Saint-Bénézet, un ouvrage détruit par les crues et resté en l’état, ses remparts et son incontournable Palais des Papes – le plus grand palais gothique, résidence des souverains pontifes au 14e siècle. La ville se prête volontiers à la flânerie, on y découvre au hasard des ruelles tant de témoins du passe: chapelles et églises, édifices moyenâgeux, hôtels particuliers des 18e et 19e !

La ville compte aussi de nombreux musées dotés d’une large variété de collections : depuis la préhistoire au musée lapidaire, en passant par la peinture du Moyen Âge au Petit Palais, les Beaux arts au musée Calvet, les impressionnistes à Angladon, les arts décoratifs à Vouland et même l’art contemporain à la collection Lambert.

Lorsque l’on s’approche du centre d’Avignon, ce sont les remparts (érigés au XIVe) qui ceinturent la ville que l’on aperçoit en premier. Constitués de 39 tours, percés de 7 portes principales et longs d’environ 4 km.

Les places et les terrasses ombragées sont des lieux de rencontres et d’échange. Avignon est une destination tendance où les boutiques de mode se succèdent sans omettre les antiquaires et les libraires spécialisés dans les livres anciens ! Vous le savez déjà, Avignon
est aussi la ville du festival de théâtre, créé en 1947 par Jean Vilar et le festival « off » avec plus de 1300 compagnies. L’événement transforme la ville en juillet en une immense scène. Avignon est aussi l’ambassadrice de la cuisine provençale : les chefs étoilés proposent des plats traditionnels ou gastronomiques élaborés avec des produits locaux souvent dénichés aux halles, le marché local où l’on trouve tous les produits du terroir.

La commune de Fontaine-de-Vaucluse se love autour de son gouffre dans une vallée aux pieds d’une falaise des Monts de Vaucluse. C’est elle qui a donné le nom au département du Vaucluse – Vallis Clausa ou la Vallée Close.

Les Fontaines mystérieuses

Retour à Fontaine-de-Vaucluse, pour préparer nos randonnées. Confortablement installés dans « l’hôtel des poètes », Fontaine-de-Vaucluse est l’un des sites naturels le plus visité du Vaucluse : en haute saison les rues de Fontaine sont envahies par les touristes. Pour apprécier en toute quiétude le village et éviter les grosses chaleurs, mieux vaut être matinal. Les commerçants de ce village de charme très courtisé ont la sagesse de pratiquer des prix très sages, et l’accueil reste très agréable. En guise de mise en jambe nous partons pour une balade le long de la Sorgue à la découverte de la source de la Sorgue, située au Coeur des Monts de Vaucluse et du Pays des Sorgues. Ce site pittoresque se trouve en effet dans une vallée profonde avec un paysage parsemé de grottes et de vallons. Il a inspiré de nombreux artistes dont les plus célèbres furent Frédéric Mistral, François Pétrarque et René Char. Laissons nous séduire par la beauté du site qui s’étend le long de la Sorgue et de ses rives verdoyantes.

La saga d’un mystère

Fréquentée dés l’antiquité par les romains, les origines de la source ont alimenté les phantasmes les plus fous. Depuis 1878 les expéditions sous-marines se sont enchaînées, même l’équipe Cousteau y a trempé ses palmes. C’est en 1985, que la Société Spéléologique de Fontaine de Vaucluse dresse une nouvelle cartographie du gouffre jusqu’à – 308 mètres. En 2001 la même SSFV explore la cavité avec l’aide d’un robot : ces recherches archéologiques sous-marines permettent la découverte en 2002 et 2003 de près de 2000 pièces antiques, datées pour les plus anciennes de – 80 ans avant JC et fin du 5ème siècle pour les plus récentes. Soulignons que cette gigantesque fontaine est la plus puissante de France (et la cinquième mondiale) avec un débit d’eau annuel de 630 millions de mètres cubes ! La balade permet d’admirer ses eaux vert émeraude. En toutes saisons des sources secondaires alimentent la rivière et forment un très beau plan d’eau ombragé par d’immenses platanes.

Ancré sur une falaise, Gordes, séduit même les plus blasés !

Gordes

En arrivant à Gordes labélisé « Plus beaux villages de France », on se laisse vite surprendre par la grandeur imposante du château et de l’église qui dominent le village, pour mieux protéger comme par le passé, ses habitants et exercer leurs influences respectives. L’envers souterrain de Gordes, se découvre dans les Caves du Palais Saint Firmin. Classé Monument historique, ce site creusé dans la roche, offre une plongée au coeur de l’histoire du village. Sur la place principale, s’articule la vie quotidienne avec les magasins d’artisanat.

Des villages pittoresques aux champs de lavande,
un pur enchantement de la vue et de l’odorat

Mettons-nous en marche pour rejoindre le « village des Bories », qui autrefois été habité par les bergers locaux. C’est au détour de sentiers de randonnées traversant la garrigue ou des zones ombragées couvertes de chênes verts que nous découvrons, à deux pas de Gordes, un ensemble de trente cabanons de pierre sèche restaurés. Ces constructions simples représentent un travail pharaonique : un savant empilage de pierres non jointées avec une voûte en encorbellement. « Le mot “Borie”, d’origine provençale, vient du latin “boaria” – étable à boeuf -, signifiant une cahute. Le cabanon a toujours été une institution en Provence. D’abord construit sur les champs pour abriter les outils des paysansq, il est devenu, au fil du temps, la petite maison de campagne aménagée, quelquefois de manière rudimentaire, pour passer les dimanches ou les vacances. Aujourd’hui le village des Bories est un Écomusée dont l’entrée est payante.

Sénanque : la carte postale

Au détour d’une vallée, posée sur un écrin, à deux pas du village de Gordes se découvre Sénanque. Une merveille ! L’un des trois monastères cistercien de Provence semble intacte aux affres du temps. Fondée en 1148, il abrite toujours une communauté religieuse. L’Abbaye Notre-Dame de Sénanque, bijou de l’art roman, est d’une sobriété imposante, avec à ses pieds le lavandin. On peut la visiter, et même y séjourner. Seule condition, respecter les règles imposées par les moines : une vie de labeur, de prières, de silence.

Un océan de Lavandes

Pour plonger dans les lavandes, nous nous rendons près d’Apt, non loin du plateau d’Albion où se dévoile une Provence authentique. L’été, sur le plateau de Sault, nous nous laissons enivrer par ce parfum que nos grands-mères, utilisaient pour parfumer le linge ou dont elles en déposaient quelques gouttes sur les oreillers pour gagner le sommeil. Ce bleu-violet qui recouvre des dizaines d’hectares est un enchantement de la vue et de l’odorat. Attention les champs sont peuplés d’abeilles venues butiner pour le plaisir des apiculteurs…

L’Abbaye de Sénanque

Dans ce pays, on cultive la lavande (18 tonnes) et le lavandin, hybride naturel de la première (90 tonnes). On en fait des bouquets certes, mais on extrait surtout une huile essentielle (AOC), utilisée aussi bien en parfumerie qu’en pharmacie et en aromathérapie. Fleur, essence, huile essentielle… la lavande qui fleurit fin juin/début juillet dégage aussi un parfum de vacances.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here