L’Estérel se reconnaît à sa roche rouge, à ses pics qui s’érigent sur le littoral, au nez et à la barbe de la mer. Mais aussi à sa carte olfactive: une terre chaude, recouverte de pierres, de pins, de bosquets d’eucalyptus et de petits épineux. Dès le panneau «Massif de l’Estérel», le paysage change. Un autre monde commence.

Le départ de cette petite boucle se prend depuis le parking de Sainte-Baume, audessus
d’Agay. C’est parti pour 5 à 7 km qui permettent d’accéder à de très beaux points de vue. Des escaliers mènent à un terre-plein. Il faut laisser la fontaine de la Sainte Baume et prendre le chemin qui s’en va à droite. Direction le Pic du Cap Roux, en suivant les balises bleues et jaunes. Le ton est donné par le sentier qui monte vers la gauche. Toute la balade sera de cet acabit : ascensions ou descentes se font sur un lit de pierres et de roches. Mieux vaut être bien chaussé.

Entre terre et mer

A peine quelques dizaines de mètres et déjà, la vue sur l’arrière pays se dessine. Les monts érodés se succèdent, à perte de vue. Au panneau suivant, laisser le plateau d’Anthéor sur la droite et poursuivre à gauche vers le Cap Roux pendant 1,5 km de montée. Les passages à l’ombre sont bien agréables s’il fait chaud.

Un panorama à 360°
sur le massif de l’Estérel et la baie de Cannes

En contrebas et au-dessus du chemin, des éboulis de pierres s’étalent. Enfin, la vue s’élargit, dans un calme parfait. Plus un bruit, à part celui du vent. A un tournant, des roches appelées Dents du Pilon surgissent, telles des géantes. Et l’ascension continue. Jusqu’au col du Cap Roux, à 404 m d’altitude. Le point de vue s’ouvre côté mer. C’est un panorama saisissant, avant-goût du reste de la promenade : criques et grande bleue d’un côté, monts de l’arrière pays de l’autre. Autre chose se distingue malheureusement : la trace des incendies qui ravagent régulièrement le massif. C’est pour cela que l’accès est très réglementé et qu’il faut absolument se renseigner avant de s’y aventurer à la saison chaude. Il faut ensuite bifurquer à gauche, vers le roc au bec crochu. Le sommet s’atteint désormais en une dizaine de minutes, offrant une vue imprenable sur la baie de Cannes. Avec, au large, les îles de Lerins, reliées par un fil invisible à l’Estérel.

Le Cap Roux domine la grande bleue et l’arrière pays.

Et au pied du mont, les calanques de Nissard, Anthéor et Saint-Barthélemy. Il est possible de gravir encore quelques mètres pour aller se poster devant la table d’orientation qui se trouve sur le pic du Cap Roux à 454 m. Pour se tourner successivement vers l’eau et les criques, les monts et la garrigue

Bifurcation historique

La descente se fait sous forme de boucle, contournant le pic et laissant l’azur derrière soi. La redescente ne prend qu’une demi-heure. A moins d’opter pour la grande boucle, côté mer, voire même de coupler avec la rando de la pointe de l’Observatoire. A bout d’un raidillon à l’ombre, la fontaine se dessine. Très appréciable pour qui a eu bien chaud dans les chemins. Et juste avant, un sentier monte sur la gauche jusqu’à la grotte de la Sainte-
Baume où vécut l’ermite Saint-Honorat. Il faut compter 45 minutes aller-retour, pour 90m de dénivelé sur un chemin caillouteux. Sous les restes d’une arche, un escalier mène à la grotte. L’histoire raconte que le saint homme contemplait, au large, les îles de Lerins.

C’est sur l’une de ces deux îles, baptisée depuis Saint-Honorat, qu’il fonda un monastère qui existe toujours. Il est possible de s’y rendre en bateau, dans la baie de Cannes. Par ailleurs, au XVIIe siècle, le frère Laurent Bonhomme vécut dans la grotte de la Sainte-Baume pendant plus de 40 ans. Ce qui invite à méditer sur l’endroit.

Difficulté : Facile – Distance : 5 km – Durée : 2h – Dénivelé : 300m

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