Un bref résumé de l’histoire de l’île (et qui ne se prétend pas exhaustif) s’impose. Les indiens Arawaks en furent les premiers habitants, mais ils durent s’enfuir devant de nouveaux arrivants, les indiens Caraïbes. Ces derniers furent quant à eux décimés par les conquérants européens, peu de temps après l’arrivée de Christophe Colomb. Appelée Madinina, « l’île aux fleurs », Jouanacaera, ou « l’île aux iguanes », la Martinique devient française en 1635 et gérée par la Compagnie des îles d’Amérique, créée par Richelieu. L’esclavage y est instauré et entretenu par ce qu’on appelait « le commerce triangulaire ». Des milliers d’esclaves noirs seront transférés en Martinique depuis l’Afrique de l’Ouest et cette pratique perdurera jusqu’en 1848, année de l’abolition de l’esclavage en France. En effet, le 24 février de cette année, la monarchie de juillet est renversée et François Arago, Ministre de la Marine et des colonies, voit la nécessité d’une émancipation des esclaves noirs. Le 22 mai 1848, il y a une insurrection sur l’île et des esclaves descendent sur Saint-Pierre pour réclamer la libération de l’esclave Romain.

Balade dans le vieux Fort de France

Pour mette fin aux exactions, le Gouverneur De Rostolland décide l’abolition de l’esclavage. A la Martinique, le 22 mai est devenu un jour férié local très important. Victor Schoelcher, qui était député de la Martinique, avait obtenu par l’Assemblée Nationale un vote qui mettait fin à l’esclavage sur toutes les terres françaises le 27 avril 1848. A cette époque, il n’y avait ni téléphone, ni e-mail pour informer de la promulgation de ce décret. A la Martinique, à la date du 22 mai, tout le monde ignorait la décision de l’assemblée. La colonisation prend la suite du régime esclavagiste jusqu’en 1946. Viendront les leaders communistes d’après guerre : Aimé Césaire, Léopold Bissol, Georges Gratiant, qui remportent des victoires électorales en Martinique et portent une proposition de loi à l’Assemblée Nationale concernant la départementalisation de l’île. La question est débattue au Parlement avec un rapporteur illustre, le jeune député-maire de Fort-de-France, Aimé Césaire. La Martinique deviendra département français d’outre-mer le 19 mars 1946.

Balade de Fort-Royal à Fort-de-France

Bibliothèque Schoelcher

Avant de prendre la suite de la ville de Saint- Pierre, détruite en 1902 par l’éruption de la Montagne Pelée, Fort-de-France est essentiellement une ville administrative et de garnison. Au cours du XXe siècle, elle prendra de plus en plus d’ampleur pour accueillir aujourd’hui plus du tiers de la population de l’île. Pour la petite histoire, les premiers colons fondent la ville de Saint-Pierre en 1635. Alors que la guerre fait rage entre européens au large des Antilles pour contrôler de nouvelles routes commerciales, les colons cherchent à assurer leur défense. Ils se tournent alors vers la baie de Fortde- France, vaste et bien protégée. Un premier fortin est édifié sur le site en 1638. Un petit bourg prend alors naissance autour de ce dernier, bien que la nature marécageuse du site, inhospitalière et propice aux fièvres, ne favorise pas son extension.

Le marquis de Bass, premier gouverneur général des Antilles décide alors de créer une ville auprès du « Fort- Royal ». La ville se développe et gagne progressivement sur la mangrove. En 1681, Fort-Royal devient le chef-lieu de la Martinique et des Antilles Françaises, au détriment de Saint-Pierre. La ville en devient alors la capitale administrative, militaire et politique mais Saint-Pierre reste le pôle économique de l’île grâce à son port très actif. En 1750 et malgré l’assèchement de la mangrove, Fort-Royal ne compte que 4 000 habitants, contre 15 000 à Saint-Pierre. Après une alternance d’occupations franco-anglaises, Napoléon renommera la ville Fort-de- France en 1801. En 1902, l’anéantissement de Saint-Pierre, rasé par l’éruption de la Montagne Pelée, permettra à Fort-de-France de recueillir l’héritage commercial de son ancienne rivale.

Balade dans les entrailles colorées,
chaudes et bruyantes de Fort-de-France

Depuis, sa population s’accroît alors sans cesse jusqu’à nos jours. C’est surtout dans le centre ville que vous trouverez tous ces souvenirs historiques. Du fait du tremblement de terre de 1839 et du cyclone de 1891, les vestiges du XVIIe siècle ne se trouvent qu’au fort Saint-Louis, dans le tracé de la Savane et dans le plan en Damier, hérité du projet initial du Gouverneur Général de Blénac. À l’heure où vous envisagerez de ramener quelques souvenirs pour vos proches, Fort-de France va vite s’imposer dans votre choix de visite. Il serait impardonnable de ne pas consacrer une demi-journée à aller flâner dans les entrailles colorées, chaudes et bruyantes de la ville et de ne pas aller voir entre autres la superbe Bibliothèque Schoelcher, la préfecture, le Pavillon Bougenot ou la Cathédrale Saint-Louis. Et faire ensuite quelques courses au marché dont la halle couverte renferme à elle seule tous les plaisirs visuels, gustatifs et odorants de la nourriture martiniquaise.

Le marché de Fort de France.

Christian Bapin, spécialiste reconnu de la randonnée en Martinique et qui nous a accompagné tout au long de notre séjour, nous conseille une balade sympathique dont il a le secret. Il a nommé cette petite randonnée citadine « De Fort-Royal à Fort-de-France ». pour contrôler de nouvelles routes commerciales, les colons cherchent à assurer leur défense. Ils se tournent alors vers la baie de Fortde- France, vaste et bien protégée. Un premier fortin est édifié sur le site en 1638. Un petit bourg prend alors naissance autour de ce dernier, bien que la nature marécageuse du site, inhospitalière et propice aux fièvres, ne favorise pas son extension.

Saint-Pierre reste le pôle économique de l’île

Le marquis de Bass, premier gouverneur général des Antilles décide alors de créer une ville auprès du « Fort- Royal ». La ville se développe et gagne progressivement sur la mangrove. En 1681, Fort-Royal devient le chef-lieu de la Martinique et des Antilles Françaises, au détriment de Saint-Pierre. La ville en devient alors la capitale administrative, militaire et politique mais Saint-Pierre reste le pôle économique de l’île grâce à son port très actif. En 1750 et malgré l’assèchement de la mangrove, Fort-Royal ne compte que 4 000 habitants, contre 15 000 à Saint-Pierre. Après une alternance d’occupations franco-anglaises, Napoléon renommera la ville Fort-de- France en 1801. En 1902, l’anéantissement de Saint-Pierre, rasé par l’éruption de la Montagne Pelée, permettra à Fort-de-France de recueillir l’héritage commercial de son ancienne rivale.

Depuis, sa population s’accroît alors sans cesse jusqu’à nos jours. C’est surtout dans le centre ville que vous trouverez tous ces souvenirs historiques. Du fait du tremblement de terre de 1839 et du cyclone de 1891, les vestiges du XVIIe siècle ne se trouvent qu’au fort Saint-Louis, dans le tracé de la Savane et dans le plan en Damier, hérité du projet initial du Gouverneur Général de Blénac. À l’heure où vous envisagerez de ramener quelques souvenirs pour vos proches, Fort-de France va vite s’imposer dans votre choix de visite. Il serait impardonnable de ne pas consacrer une demi-journée à aller flâner dans les entrailles colorées, chaudes et bruyantes de la ville et de ne pas aller voir entre autres la superbe Bibliothèque Schoelcher, la préfecture, le Pavillon Bougenot ou la Cathédrale Saint-Louis. Et faire ensuite quelques courses au marché dont la halle couverte renferme à elle seule tous les plaisirs visuels, gustatifs et odorants de la nourriture martiniquaise. Christian Bapin, spécialiste reconnu de la randonnée en Martinique et qui nous a accompagné tout au long de notre séjour, nous conseille une balade sympathique dont il a le secret. Il a nommé cette petite randonnée citadine « De Fort-Royal à Fort-de-France ».

Depuis la gare multimodale

Le parcours longe le front de mer en direction du Fort Saint-Louis. Cette construction de type « Vauban » constitue l’embryon de la ville qui s’appelait autrefois Fort Royal. Continuez sur le Boulevard Alfassa, longez La Savane et tournez à gauche au carrefour. Progressez jusqu’à la Bibliothèque Schoelcher. Cet ouvrage est l’oeuvre de l’architecte Henry Picq, lui-même disciple de Gustave Eiffel. L’édifice fut présenté à Paris lors de l’exposition universelle en 1886, puis démonté et acheminé par bateau sur l’île pour abriter une collection de plus de 10 000 livres que Victor Schoelcher avait offert à la Martinique. Continuez par la rue Victor Sévère. Face au jardin de la bibliothèque se trouve la préfecture autrefois le palais du Gouverneur.

Ces ruines, chauffées par le soleil de la Martinique, représentent un maillon de notre histoire nationale.

Juste à côté, vous apercevez une construction métallique ornée de frises : c’est le Pavillon Bougenot. Emile Bougenot était un riche industriel qui arriva à la Martinique pour construire les premières usines. Il se dit qu’il avait construit cet édifice pour l’offrir à sa fille afin qu’elle puisse avoir un pied à terre quand elle venait à Fortde- France. Continuez dans la rue Victor Sévère et traversez le carrefour. Vous êtes devant l’ancien Hôtel de Ville dans lequel se trouvent une salle de théâtre et un espace dédié à Aimé Césaire qui fut maire de la ville pendant plus de cinquante ans. Revenez sur vos pas et engagez-vous dans la rue de la République. Traversez la place de l’Enregistrement et tournez à gauche dans la rue Moreau de Jones. Au bout de la rue à gauche se trouve le parc de l’ancien Palais de Justice avec en son milieu, une statue de Victor Schoelcher. Tournez à droite en direction de la mer. Vous arriverez sur la Place Monseigneur Roméro face à laquelle trône la Cathédrale Saint-Louis de Fort-de-France qui est aussi l’oeuvre de Henry Picq. Passez devant la cathédrale et tournez à droite dans la rue Blénac. Traversez la rue piétonne (rue de La République) et continuez tout droit. Vous arriverez au « grand marché » ou « marché couvert », une autre réalisation de Monsieur Picq.

Cet endroit est le rendez-vous des couleurs, des saveurs et des odeurs. Fruits, légumes, épices, souvenirs et pour les gourmets, des restaurants qui proposent une cuisine créole parfumée et épicée, et surtout délicieuse. Retournez à l’entrée du marché et repartez dans la rue Isambert en direction du front de mer, terme de la visite.

Quand l’ombre de l’aigle plane encore sur l’île

Non loin de notre hôtel situé aux trois-îlets, nous sommes évidemment tentés d’aller faire un petit tour au domaine de la Pagerie. Pourquoi me direz-vous ? Parce que c’est là que naquit, en 1763, une enfant promise à un fabuleux destin : Marie-Josèphe-Rose Taschere de la Pagerie, future Joséphine Impératrice des Français. Elle y passa ses seize premières années. Le domaine s’appelait alors la « Petite Guinée ». Il couvrait plus de 300 hectares et abritait 200 esclaves. On y produisait, en plus des cultures traditionnelles, du sucre, du café et de l’indigo, exportés vers la France. La maison natale fut totalement détruite par un ouragan, mais la restauration de la chambre de repos de Mme Taschere de la Pagerie permet de visiter aujourd’hui encore une superbe petite bâtisse, devenue par la même occasion, un musée départemental dédié à Joséphine. Tout autour, on ne trouve que des vestiges comme le moulin où étaient distillées les cannes à sucre de la plantation et qui sert aujourd’hui à l’accueil des visiteurs. Un magnifique jardin tout en couleur entoure le site et en fait un lieu idéal pour flâner aux heures chaudes de la journée. Après la visite de ce musée, nous décidons de faire une randonnée dans ce secteur chargé d’histoire afin de marcher dans les pas de l’Impératrice.

Sur les pas de Joséphine

Devinez qui c’est !

Cette randonnée familiale de 5 km environ est dénommée « Les Hauts de la Pagerie ». Elle vous permettra de profiter de vues panoramiques inédites sur les villes de Ducos, du Lamentin et de Fort-de-France, avec les pitons du Carbet qui barreront l’horizon. La trace prend naissance à côté des ruines de l’ancienne sucrerie de la Pagerie. Notre équipement habituel de protection solaire mis en place et notre réserve d’eau remise à niveau, nous nous retrouvons face de l’entrée du musée de la Pagerie pour prendre la petite route sur la gauche. Après le deuxième pont, nous reprenons le chemin de terre à gauche qui monte en direction d’une petite clairière avant de s’enfoncer à nouveau dans un sous bois. Avec un peu d’imagination, c’est une promenade que nous faisons avec Joséphine. À cette heure chaude de la journée, la fraîcheur de l’endroit et le léger vent qui y règnent nous font du bien.

Plus loin, le sentier débouche sur une route bétonnée. Nous avançons tout droit et nous tournons à droite à la première bifurcation. A nouveau, un chemin en terre nous fait traverser une forêt où nous trouvons une végétation quelque peu déconcertante. Ici les forêts mésophiles (forêt intermédiaire. entre la forêt humide et la forêt sèche) et xérophiles (forêt sèche) se trouvent étrangement entremêlées. C’est un joyeux mélange d’essences variées et les acteurs de ce carnaval naturel sont les mahoganys, courbarils, bois d’inde, bois ti-baume, goyaviers, bois grillés, etc.

Le répit est de courte durée

La zone doit être riche en gibier car quelques postes de guet de chasseurs jalonnent le parcours. Puis au bout d’une longue allée apparaît à nouveau une bifurcation. Nous prenons sur la gauche un chemin qui « monte sec » et qui nous permet d’arriver sur un plateau. Le répit est de courte durée car la trace remonte encore de plus belle. Sur cette portion, à gauche, nous pouvons voir la Baie de Génipa, le village de la poterie et une grande partie de la région centre de l’île. Nous marchons à nouveau en direction d’un barrage qui détourne le sentier vers la droite. Plus loin, nous arrivons à un croisement et nous allons à gauche, pour revenir sur le sentier d’origine. Nous continuons sur une chaussée bétonnée jusqu’à Ancinel, sur le territoire de la commune du Diamant. Après environ 2 heures de marche, c’est là que s’achève la randonnée.

En reprenant la route en direction de notre hôtel nous nous arrêtons à la Savane des esclaves. Situé à proximité des Trois-Ilets, quartier La Ferme, c’est un parc de 2 hectares qui expose des cases et des habitations traditionnelles du début du XXe siècle. Faites de palissades en bois ti-baume, de sols en terre battue et de toitures en feuilles de canne, elles reconstituent le Village Antan Lontan. C’est également au coeur de ces cases que nous replongeons dans l’histoire et les traditions martiniquaises. Les jardins, cultivés de façon traditionnelle, c’est-à-dire sans engrais ni produits chimiques, nous font découvrir les cultures des fruits et légumes de saison : igname, patate douce, manioc, maïs, piment, goyave, banane… ainsi que les plantes médicinales de la Caraïbe.

En repartant, nous faisons une halte dans la petite église des Trois-Ilets. C’est là que les parents de l’Impératrice se marièrent et que Joséphine fut baptisée le 27 juillet 1763. Une plaque commémorative sur la façade de l’église rappelle cet événement et une autre y fut apposée lors du centenaire de la mort de Napoléon en 1921. Le transept gauche abrite la tombe de Rose-Claire Vergers de Sanois, mère de l’Impératrice. Le soir, sur la terrasse de l’Hôtel, face à la ville de Fort-de-France illuminée de tous ses feux, nous devisons à nouveau sur l’Empire, Napoléon, Joséphine… Décidément de nombreux éléments de notre histoire nationale se trouvent sur cette petite terre française. Mais (oh surprise !) les enfants, ravis de cette petite randonnée culturelle, nous demandent d’aller visiter des sites concernant l’Empereur à notre retour en métropole. Pari tenu ! des marches autour de Fontainebleau, la Malmaison et autres Invalides seront au programme !

Le plaisir de marcher entre le ciel et les abysses

Le canal des esclaves mène le randonneur au coeur d’un univers végétal aussi dense que magnifique.

Une dernière randonnée, considérée comme une « classique » dans l’île, nous tente avant notre départ : le canal des esclaves. Le canal, conçu à la fin du XVIIIe siècle par Mr Beauregard, fût vraisemblablement construit grâce à la main d’oeuvre bon marché que constituaient les esclaves. Ce canal d’irrigation est un vestige de la vie économique sucrière de cette époque. Sa fonction était de suppléer les sources d’énergie utilisées autrefois, à savoir, les moulins à vent à la production irrégulière et les moulins à bêtes au coût élevé. Le canal est aujourd’hui une randonnée de 7 km environ avec un dénivelé très faible. Cette marche est toutefois déconseillée si l’on est sujet au vertige car la margelle du canal est par endroit large de 30 cm et se retrouve parfois à 130 m à l’à pic du vide. De même, ceux et celles qui redoutent certains petits animaux « peu engageants » où qui sont accompagnés d’enfants turbulents l’éviteront également.

En conclusion, personnes ayant le vertige, enfants turbulents et marches par temps de pluie seront problématiques sur cette trace. L’accès se fait en prenant la D1 depuis Saint- Pierre, puis en continuant sur une petite route qui part sur la droite, une centaine de mètres après l’église de Fonds Saint-Denis en direction de Fonds Mascret. Après 1,5 km on atteint le parking de la Maison Rousse, le départ de la randonnée étant une petite aire de stationnement à côté du panneau d’interprétation. L’itinéraire est alors des plus simples puisque l’on suit quasiment en permanence la rigole. La marche se fait en équilibre sur la margelle dans un cadre splendide et aérien.

Marcher entre le ciel et les abysses

On a parfois l’impression de marcher entre le ciel et les abymes. Alors que le canal suit d’un côté la paroi, tantôt végétale et tantôt minérale, l’autre côté n’est qu’un décor fait de grands arbres magnifiques tels que les fromagers dont la bourre des capsules produit le Kapok, et les gommiers rouges dont l’écorce se desquame en feuilles fines. Si vous ouvrez l’oeil, peut être apercevrez-vous quelques petites mygales dans les feuillages et des crabes d’eau douce appelés koutchas qui tapissent le fond de l’eau. Au loin, barrant le ciel, les reliefs escarpés du massif du Carbet accentuent l’impression de verticalité du décor. En contrebas, vous dominerez des exploitations horticoles dans lesquelles se côtoient alpinias, héliconias, roses de porcelaine.

Non loin de l’arrivée vous aurez dans votre champ visuel et en enfilade, la rivière du Carbet et ses bassins d’élevage d’écrevisses. On ne pouvait pas mieux terminer notre séjour randonnée en Martinique.

Les Rando-Ecotouristiques

Si vous désirez découvrir rapidement les charmes de l’île tout en profitant de ses différentes facettes comme le volcan, la mer, la forêt tropicale, l’histoire et la culture, le Parc Naturel Régional de la Martinique et le Comité Martiniquais du Tourisme ont mis en place les « Rando-Eco». 3 sorties originales sont proposées, à « déguster » seul ou en famille.

• Le secteur de la presqu’île de la Caravelle avec ses sites protégés

Cette presqu’île est classée pour ses richesses géologiques, faunistiques, floristiques et paysagères (voir Balades N° 123). Elle s’étend sur une superficie de 387 hectares et la randonnée proposée permet de découvrir une mosaïque de milieux naturels, de paysages et une biodiversité remarquable. En fin de parcours, vous visiterez également les ruines du « Château Dubuc », classées au titre des Monuments Historiques. Vous vous plongerez alors dans la réalité socio-économique d’une habitation-sucrière du XVIIIe siècle et donc, dans l’histoire de la Martinique avec un grand H.

• Le secteur de la Montagne Pelée

La montagne Pelée, plus haut sommet de l’île, est un volcan mondialement connu pour son éruption du 8 mai 1902 qui a détruit la ville de Saint- Pierre. Au départ du lieu-dit de l’Aileron, un sentier pédestre aménagé emprunte divers ravinements faits de pierres-ponce ainsi que des enrochements d’andésite et de dacite. Vous grimperez à travers une végétation semi-arborée et une savane d’altitude jusqu’au 2e refuge (voir Balades N° 122). Une randonnée incontournable lorsque vous visitez la Martinique. Vous pourrez également, sur une autre journée, visiter le Domaine d’Émeraude, qui bénéficie d’un cadre naturel magnifique et lui confère un caractère unique (voir Balades N° 121).

Avec ce site d’interprétation de la nature, le Parc Naturel Régional propose un fabuleux outil d’éducation à l’environnement. Pavillon d’exploration de la nature, sentiers forestiers, pépinières et jardins vous aideront à mieux comprendre l’exceptionnelle biodiversité de la Martinique.

• Le Secteur Sud

Autre possibilité de « Rando-Eco », celle qui part du Cap Chevalier (Voir Balades N° 123) dans le Sud de l’île et qui est organisée autour d’une excursion en bateau permet de découvrir : La réserve ornithologique constitue un des plus importants sites de reproduction d’oiseaux marins des Petites Antilles. Chaque année de décembre à septembre, cinq espèces s’y installent. La Baie des Anglais est reconnue pour sa remarquable zone de mangrove et ses herbiers. Elle fait partie de l’opération « Grand site » de la ville de Sainte-Anne et est intégrée au projet d’extension de la réserve naturelle. Puis, circonscrit par des plages de sable fin et des falaises, l’îlet Chevalier est un ancien petit volcan au relief rocheux de type strombolien. Un circuit permet d’en faire le tour et d’y découvrir une végétation composée d’arbustes et de cactus.

Grand classique de la rando en Martinique : le canal des Esclaves. Suivez la rigole !

Toutes ces randonnées matinales sont suivies de déjeuners typiques et d’ateliers culturels. De quoi vivre la Martinique facilement, en famille et sans oublier personne. Mais n’est-ce pas finalement la vraie définition des vacances ? Ca y est, c’est la fin de notre « séjour randonnée » sur l’île de la Martinique. Le temps de fermer nos sacs, de boire un dernier Ti-Punch face à la baie de Fort-de-France et notre taxi nous amène vers l’aéroport Aimé Césaire. Les images fortes de ce séjour se bousculent dans ma tête. Plus tard dans l’avion qui me ramène en métropole et qui s’enfonce dans la nuit tropicale, je me rassure. Sous le ciel étoilé, je crois deviner le sommet de la Montagne Pelée. Si j’en crois un dicton local « Si l’on voit le sommet du Volcan, c’est que l’on reviendra en Martinique ». Et c’est tant mieux !

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